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mercredi 23 avril 2008

Admiral T

Influencés par Papa San et Lieutenant Stichie, Admiral T fait ses premières armes avec le Karukéra Sound System (avec qui il tourne toujours…). Le gros buzz depuis quelques mois c’est lui : Roi des sound-systems, le voilà qui débarque sur Trace TV, et même chez Michel Drucker, invité par Lilian Thuram. Mais tout ça ne doit pas faire oublier que cela fait plus de 10 qu’Admiral T est dans la musique…Admial T est né en 1981 en Gwada. Influencés par Papa San et Lieutenant Stichie, Admiral T fait ses premières armes avec le Karukéra Sound System (avec qui il tourne toujours…). Il sort son premier single « Rapid » en 1997. Il enchaîne avec de nombreux duos parmi lesquels Curtis, Typical féfé sur le titre « My sound », et bien sûr le Big Tune « Pas comme les autres avec le martiniquais Sael…Il apparaît également sur de nombreuses compilations et autre One Riddim : le « Savage » du Mek It Happen sur lequel il interprète « So Strong », la mixtape Killa Session en duo avec Lovy Jam sur le titre « Batty Boy Dead », mais également les compilations Ragga Kolor et Dancehall Clash.En parallèle, il sort « Gwadada » (2001) qui va rencontrer un grand succès aux Antilles. Fort de cela, il travaille avec le KSS sur son album Mozaic Kreyol. Ce dernier est un véritable carton où Admiral T se permet de ne reprendre aucun des singles qui l’ont fait connaître. Il n’y a en effet que des morceaux originaux ! ! ! Et quels morceaux… « Rev A mwen », « Sound-System », « Stupid Clash », « Sucre d’orge », « Move Together » sont autant de hits en puissance qu’il diffèrent par leurs influences musicales. L’album reggae dancehall montre tout le potentiel d’Admiral T qui bientôt sera à l’affiche d’un film « Neg Marron ». Mais là où l’artiste guadeloupéen met tout le monde d’accord c’est lors de ses shows live. De la véritable tuerie. S’il passe près de chez vous courez-y ! ! !

6 Coups MC

A peine âgé de la vingtaine, Sixcoups MC, artiste d’origine malienne, se définit comme étant la nouvelle voix du 9.4. Rappeur depuis sa plus tendre enfance, il s’est attaché à « aiguiser sa plume » et à « affiner son flow » pour devenir le porte parole des quartiers.Remarqué lors des premières parties de Rohff ou du 113, Sixcoups MC suit tout d’abord les traces de ces prédécesseurs en multipliant les freestyles, les concerts et les mixtapes.Membre du groupe « Rapeur d’1stinct » depuis 1997, il s’y est forgé une expérience au sein de son groupe, notamment en posant aux côtés de : Dry (Intouchable) - Rim'K du 113 - Rohff - OGB - Karlito - Teddy Corona - Alibi Montana - Ikbal - Sefyu - Zessau (Dicidens) et tant d’autres.Sixcoups MC a également enchaîné les succès en participant à plusieurs projets de renom : de Talents Fachés volume 1, 2 et 3, à la compilation « Illégal Radio », le son des Blocks, Vitry Club, Rap Performance, ainsi qu’aux albums de Seth Gueko, Unité 2 Feu, 113, et Raïn’b Fever 2 (titre en playlist sur SKYROCK).Son street album « A Prendre ou à Laisser » sorti en juin 2007 a marqué les esprits en entrant dans le Top albums quasiment sans aucune promotion.Aujourd’hui, avec son PREMIER album tant attendu !! : « …Mieux servi que par moi-même ». Sincère et authentique, cet opus nous permet de découvrir son univers et sa personnalité. Cet album, dans les bacs le 19 mai 2008 prometteur et riche en thèmes, révèle un artiste complet puisqu’il écrit, compose et interprète (rap et chant) lui-même, avec beaucoup de spontanéité et d’authenticité, tous ses titres.

3eme Oeil

Après IAM et la Fonky Family, le rap marseillais n'a pas encore fini de faire parler de lui : la preuve en est le 3ème Oeil, collectif de rap, petits frères sortis de l'ombre des Akhénaton et autre Khéops.Boss One, Mombi alias Joe Popo, DJ Ralph et DJ Bomb font leurs débuts sur les productions marseillaises, posant des featurings sur les albums de Khéops, Shurik'n, Kif-Kif et IAM.Leur apprentissage, ils l'ont surtout fait sur la scène avec une cinquantaine de dates avant leur signature sur Côté Obscur, la label des membres d'IAM.Hier Aujourd'hui Demain, leur premier album sort en 99.Boss One et Mombi posent des rimes percutantes sur des beats francs et claquants, ou sur des cordes et pianos récurrents.Issus de la cité Félix Pyat, réputée pour être la plus terrible d'Europe, les membres du 3ème Oeil dénoncent la situation médiocre du nord et de l'est de la cité phocéenne.Il émane un message positif de ce rap intelligent qui prend en compte la réalité, la "vraie", celle qui dénonce la criminalité et la drogue qui sont bel et bien présents, comme dans les films, dans la vie quotidienne des jeunes Marseillais.En 2002, le combo publie Avec le Coeur ou Rien.

Abd Al Malik

Cheminement spirituel d'un rappeur.Depuis sa prime jeunesse, Abd al-Malik mène des doubles vies. Jeune délinquant au quartier, il est un élève studieux à l’école. Cheminant avec les Tabligh le jour, il s’adonne au rap le soir venu… Sa découverte du soufisme lui procure enfin la plénitude et la sérénité. En témoigne Le face à face des cœurs, son dernier album déjà dans les bacs.Abd al-Malik est né à Paris il y a 29 ans. Lorsque ses parents déménagent à Strasbourg, il n’est encore qu’un enfant et se nomme alors Régis. Dans le quartier de Neuhof où s’installe la famille, l’environnement social n’est pas facile. La délinquance lui tend la main : « j’étais délinquant, pas parce que j’étais méchant. Quand on est gamin, on a envie d’être accepté par le groupe. On n’a pas envie d’être rejeté » confie-t-il calmement. A coups de vols et de trafics illicites divers, il trouve sa place au sein d’une bande de « méchants garçons ». A la différence de ses amis de virées, il nourrit une passion dévorante pour le savoir, « le savoir en général et la littérature en particulier » explique-t-il. Il mène alors une double vie : « délinquant le soir et bon élève la journée » confesse-t-il en riant. Régis devient alors Abd al-MalikA la séparation de ses parents, l’adolescent prend conscience de la nécessité de s’éloigner du quartier, au moins pour étudier. Aidé par une enseignante, il réussit à s’inscrire dans un collège catholique privé. « La scission était encore plus grande entre la vie dans le quartier et la vie au collège». Le besoin de spiritualité se fait alors ressentir.Le catholicisme de ses parents ne le satisfait pas. Les livres prêtés par son frère aîné, converti à l’Islam, lui apportent des éléments de réponse. Ces ouvrages lui parlent. Le jeune Régis perçoit l’Islam comme une « religion naturelle » sans pour autant opérer une rupture avec le catholicisme. « C’est, affirme-t-il, une continuité ». Avec l’Islam, il a trouvé « le vêtement qui correspond à son être». Il choisit le prénom de Abd al-Malik, que l'on peut traduire par serviteur de Dieu. Il a alors 15 ans.Mu probablement par le besoin d'appartenir à un groupe, Abd al-Malik rejoint le mouvement Tabligh, le plus grand mouvement piétiste de l’Islam. Sur cette tranche de sa vie, le rappeur ne s’encombre pas de complaisance : « J’ai instrumentalisé l’Islam que je portais comme un étendard » reconnaît-il.Autour de lui, la vie n’est pas rose. Il voit certains de ses amis sombrer dans la toxicomanie, tandis que d’autres finissent en prison quand ils ne sont pas conduits au cimetière. Pour parler de cette tragédie, il monte le groupe NAP (New African Poets) dont il est leader. L’idée de départ est de dénoncer les injustices, témoigner de leur détresse par la musique rap. A cette époque, les contestations et les revendications sont exprimées avec violence. C’est l’engagement. Le groupe NAP devient vite connu, d’abord au niveau régional puis sur la scène nationale.Abd al-Malik mène alors deux vies parallèles. Comme tout bon Tabligh, il prêche régulièrement dans les quartiers durant le jour. Le soir venu, il monte sur l’estrade, accroche un micro au passage et chante en cachette. Pas pour longtemps. Le Tabligh lui ordonne de quitter NAP. Il quittera le Tabligh. Car, dit-il : « On me demandait de quitter mes frères ».Avec NAP, la vie prend un autre sens pour lui et ses amis : « la musique nous a responsabilisés. Nous ne sommes plus de simples consommateurs. Nous sommes devenus acteurs » confie-t-il. Il considère désormais le rap comme un prolongement de lui-même et utilise cette musique comme il use la parole.C’est dans cet état de grâce que ses lectures le mènent au soufisme. Dans cette voie spirituelle de l’islam, le rappeur soupçonne un monde chargé de trésors. Pour en savoir plus, il fait le voyage au Maroc au cœur de la confrérie soufi al-Qadiria al-Butchichia. Il y rencontre Sidi Hamza qu’il appelle « son maître-bien aimé ».De ce maître spirituel, dans la pure tradition soufi, il apprend l’amour de l’autre. Il apprend à ne pas juger, à ne pas dénigrer. Un enseignement qui passe par le « langage de cœur à cœur », dit-il. Pour Abd al-Malik, le bouleversement est total.Sortir du paraître vers l’êtreLes paroles du maître sont simples, profondes et chargées d’images significatives: « dans le jardin, dit le maître, les fleurs sont multiples mais l’eau est une ». La rencontre du maître et les fruits de son enseignement interpellent Abd al-Malik sur l’importance d’accorder de l’intérêt à autrui. Ses découvertes spirituelles vont affecter sa relation à son art. Lui qui jusqu’alors ne faisait que du rap de contestation et de critiques, découvre qu’il ne suffit pas de juger mais qu’il faut aussi proposer ; qu’il ne sert à rien de condamner si l’on ne prend pas d’initiative par la suite. Il réalise que, dans le rap comme dans l’islam, il avait « une posture de paraître et non d’être » parce que trop inquiet de la réaction du public, préoccupé par les opinions des gens. «Il m'a fallu déconstruire pour reconstruire. Mais rien de bon ne peut sortir hors de l’amour et hors de l’acceptation de l’autre » résume-t-il en évoquant son cheminement.La face à face des cœurs, un album solo, est le fruit du cheminement spirituel du rappeur. Il y est question d’Amour. Finie la contestation. Les textes ont été écrits dans le désert marocain durant les dix derniers jours du mois de Ramadan. Une période que la tradition musulmane sait particulièrement riche en énergie spirituelle. Le jeûneur musulman est donc encouragé à intensifier ses actes de piété durant ce dernier tiers du mois de ramadan. Abd al-Malik est « comme dans un état spirituel » lorsqu’il écrit cet album qui a donné naissance à Qu'Allah bénisse la banlieue, (éd, Albin Michel) un livre dans lequel l’homme explique son cheminement. L’expérience semble concluante puisqu'il prépare un recueil de contes soufi qui aurait pour problématique l’être dans la vie moderne.En présentant Qu'allah bénisse la France, l'auteur écrit: « Le Face à Face des coeurs c’est d’abord un rendez- vous galant avec soi- même. Je reviens là d’où l’on aurait jamais dû partir : Paix, Amour et Unité. Le Hip Hop était d’abord - excusez- moi - spirituel. Capable de dépasser sa condition, ses conditionnements, et de rencontrer l’Autre par la musique. Le Rap est mon art. »

113

Le groupe 113 voit le jour dans les années 90. Rim k, AP et Mokobé adorent la musique depuis qu'ils sont petits. Ensemble, ils décident de fonder le groupe pour vivre de leur passion. C'est leur titre "Truc de Fou" qui les fait connaître en 1998, single issu de leur premier maxi "Ni barreaux, ni barrières, no frontières". Les trois membres du groupe participent pendant de nombreuses années à plusieurs compilations comme "Planète Rap II", "Première classe" etc... Leur premier album "Les princes des villes" sort en 1999. On note la participation de Manu Key, Pone de la Fonky Family et Cut Killer. L'album est poussé par le titre "Tonton du bled" remporte une victoire de la musique pour le meilleur album rap groove de l'année". Le groupe quant à lui remporte la victoire de la musique de la révélation de l'année 2000. Leur second album "113 fout la merde" sort en 2002.

Psy4 de la rime

Jeune groupe de rap issu de la prolifique scène marseillaise, PSY 4 DE LA RIME s'est formé au début de l'année 1995 dans une cité des quartiers nord de la cité phocéenne, le Plan d'Aou. Le groupe est formé de Segnor Alonzo, Don Vincenzo, Soprano (rappeurs) et de DJ Sya Styles. A l'origine, le groupe est né sous le nom de KDB (Kid Dog Black) avec comme objectif principal le plaisir de se retrouver entre "collègues" du quartier pour partager une passion : le hip-hop. Même s'ils définissent le rap comme une planète où la création et l'expression sont des solutions aux troubles subis par la jeunesse, ces jeunes marseillais n'entendent pas pour autant brûler les étapes. Les Psy 4 commencent par la scène, notamment en première partie de groupes comme les Sages Po, la Fonky Family ou DJ Cut Killer. Dès 98, ils posent différents titres sur les BO de Zonzon et Comme un aimant, mais aussi sur les compil' Time Bomb, Sad Hill Impact et Sur un air positif (2001). Forts de ces premières expériences, les quatre lurons s'attèlent à leur premier album, Block Party, qui sort en mars 2002. Après une première expérience scénique dans leur propre quartier et une renommée toujours grandissante, ils décident de s'investir totalement dans ce qui allait devenir leur occupation principale : le rap. Les rimes se multiplient, les concerts s'accumulent et le succès est, bien entendu, au rendez vous. Le deuxième disque des Psy 4 de la rime arrive dans les bacs en septembre 2005. Intitulé Enfants de la Lune, on y retrouve, entres autres, le titre enregistré avec Anna Toroja. Protégés de KHEOPS avec qui ils travaillent au sein du label "Sad Hill Records". Plus qu'une occupation, le rap est aujourd'hui pour eux un métier, un plaisir…

Diam's

Elle n’est pas une bombe latine ni une bombe platine ! La rappeuse de diamant a su conquérir le public avec son tube « DJ ». Diam’s a d’ailleurs été sacrée « Meilleur album rap de l’année » à l’occasion des Victoires de la Musique 2004. Une belle récompense.

Mélanie, alias Diam’s, est née à Chypre et c’est à Paris qu’elle va passer une plus grande partie de son enfance. Ecoutant les rappeurs américains du moment (Dr Dre, Public Enemy…), Mélanie se passionne pour ce style musical et se baptise Diam’s en rapport avec le mot diamant.

Diam’s collabore avec le groupe Mafia Trece, le rappeur Ideal J ou encore les Nèg’Marrons. En 1999, elle enregistre son premier album « Premier Mandat ». En 2002, son deuxième album, intitulé « 1980 », ne voit pas le jour pour cause de remaniement de sa maison de disques. Mais la rappeuse n’a pas dit son dernier mot ! En 2003, le deuxième album, renommé alors « Brut de femme », sort dans les bacs. Le premier extrait « DJ » au refrain explosif séduit le public.

Le 28 février 2004, Diam's reçoit la Victoire de la Musique du meilleur album rap/hip-hop de l'année.

C'est en février 2006 que sort son nouvel album "Dans ma bulle" emporté par l'excellent titre "La Boulette" qui fait un carton dès sa sortie... Et la rappeuse ne s’arrête pas, son nouveau single "Jeune Demoiselle" est une vraie bombe.

Diam's collabore avec de nombreux rappeurs et jeunes artistes, on lui doit notamment le titre "Ma philosphie" d'Amel Bent.

Depuis le 14 mai 2006, Diam’s fait son propre journal télé sur MCM. Elle est la présentatrice de cette émission où elle raconte son actualité musicale et convie des invités de son choix.

La jeune femme n’hésite pas à s’engager politiquement dans ses textes. Son titre " Marine"en est l’exemple probant. Dans cette chanson, la rappeuse de diamant exprime son mécontentement contre le FN et Marine Le Pen en particulier.

mercredi 26 mars 2008

Boss

B.O.S.S. signifie Boss Of Scandalz Strategiz. C'est un label créé en 1998 par Joey Starr du groupe de rap NTM, DJ Spank et DJ Naughty J. En 1999, sort la première compilation B.O.S.S. compil one qui regroupe 22 rappeurs dont Lord Kossity, Mass, Fatcap et Sniper. Le single Comme chaque été enregistré par Joey Starr et Fatcap suit pendant l'été 1999. Joey Starr, DJ Spank et DJ Naughty J animent une émission à la radio intitulée Sky B.O.S.S. Après avoir produit l'album Black mama de la rappeuse Lady Laistee, B.O.S.S. prépare sa deuxième compilation. NTM Le Clash 2 sort donc en 2001, avant de lancer sur le marché un DVD Who's The B.O.S.S qui suit toutes les pérégrinations du collectif en tournée et en studio. En 2004 sort Opus 3, la 3ème compilation du collectif/label...